589d9be1f349ePar Fernand VINCENT,

Président de la Fondation de l’Institut Panafricain pour le Développement  

Juin 2018

 

Ceux qui, comme moi, travaillent depuis longtemps pour le développement des pays du Sud et font appel aux financements de la coopération internationale, auront constaté que les orientations nouvelles imposées par les pays du Nord aux pays du Sud posent de sérieux problèmes.

Quatre dérives me semblent devoir être signalées :

  1. La bureaucratisation de l’aide

La mauvaise gestion de l’aide par certains pays du Sud a amené quelques agences à imposer des méthodes de planification et de contrôle de l’aide apportée telles que certains partenaires préfèrent ne plus tendre la main et chercher ailleurs le financement de leur projet. J’ai entendu récemment, à plusieurs reprises, des leaders africains se plaindre de cet excès de bureaucratisation. Dans Antipodes/ITECO Bruxelles, No 219, décembre 2017, Jean Bossuyt, un coopérant expérimenté interview David Graber, un expert américain et écrit : « Sous prétexte de bonne gouvernance et surtout de bonne gestion, on a (à l’initiative de la Banque Mondiale, de l’US AID et de la CEE) introduit une batterie de méthodologies et de procédures, très souvent des héritages du fordisme, qui ont trouvé un terrain fertile en dehors du secteur privé… ».  « Planifier en détail le changement social, c’est une illusion » car ce changement est complexe, dynamique, à long terme et adapté à un certain contexte ou une culture. Il n’y a donc pas de modèle unique de société développée ni de méthodologie linéaire pour y arriver. Toute planification est obligatoirement en décalage avec la réalité. Le lendemain de l’écriture d’un projet, on est déjà dans une autre réalité. Il est donc impossible de prévoir ce qu’on fera exactement dans deux ans, comment on dépensera son budget et on ne peut pas anticiper les risques ».

Dans son livre « l’émigration n’est pas une solution » (Graad), Baganda SAKHO, leader paysan sénégalais qui a migré en France pendant plusieurs années et est revenu au village, écrit : « De plus en plus l’aide se détourne des paysans… On nous impose des procédures de plus en plus compliquées : description du projet ; contexte historique, finalités, innovations, objectifs finaux, objectifs intermédiaires ; cadre logique ; synergie et complémentarité des actions, modalités de pilotage, communication, relations ; viabilité, résultats quantitatifs et qualitatifs attendus, impact futur, indicateurs, etc. Comment voulez-vous qu’une organisation paysanne puisse répondre à toutes ces questions. Nous devons engager des experts pour préparer et gérer l’aide demandée… ».

Les grandes ONG du Sud, qui n’ont pas d’autres alternatives que de suivre les exigences des agences d’aide le savent : elles recrutent des spécialistes pour préparer les dossiers, gérer le suivi des projets, produire de nombreux rapports intermédiaires, finaux, financiers, d’activité, d’évaluation…   Ce sont des centaines de pages qui sont rédigées et envoyées au fonctionnaire de l’agence pour qu’il donne son feu vert au prochain transfert de l’aide. Qui lit ces rapports et leurs annexes ? Une seule personne la plupart du temps et c’est elle qui décide en fait.

Or, l’essentiel d’une bonne gestion est ailleurs ; il est de savoir si le projet s’est développé avec les populations et les leaders locaux et que ceux-ci se sont approprié ses avancées réalisées pour démultiplier les succès et passer du micro au macro.

  1. Les partenaires financiers du Nord décident eux-mêmes ce qu’ils veulent financer

            Le développement sera celui des populations ou ne sera pas !

            Or, depuis un ou deux ans, une nouvelle méthode s’est peu à peu introduite dans les relations entre partenaires et donateurs, celle de l’appel d’offres.

            Que veut dire ce changement, sinon que c’est dorénavant l’agence de coopération qui définit ce qu’elle veut financer. On ne peut le lui reprocher. Mais alors il s’agit de             bien comprendre que le partenaire Sud, s’il veut avoir recours à l’aide internationale, ne peut que « se ranger » aux choix du partenaire Nord.

            Baganda SAKHO, le leader paysan sénégalais cité ci-avant, décrit ses dialogues avec les jeunes agents de l’aide : « Nous sommes prêts à financer votre syllabaire, à      condition que vous parliez des droits de l’homme… » ou encore : « Nous avons   obtenu des sous pour ceci et non pour ce que vous demandez… »

            Où est le temps où, après une évaluation institutionnelle, plusieurs agences gouvernementales finançaient en %, les coûts de nos budget globaux … On nous       répond que « les temps ont changé », oui, mais pas dans le bon sens car de tels  financements nous ont permis de construire des organisations solides capables de    générer leur propre financement et de s’autonomiser financièrement et politiquement .

            Je pense que ceux qui dirigent actuellement l’aide au développement auraient avantage à relire le livre de Bernard LECOMTE, OCDE, 1986 « L’aide par projets :      limites et alternatives ».

            Désormais, plus grave encore, les agences du Nord, planifient, sur quatre ans ou plus,  les ressources qu’elles comptent rassembler et les affectent souvent totalement aux projets et programmes en cours. Il ne reste donc aucune place pour les nouveaux projets innovants et pourtant prioritaires. Au cours de l’année 2017, j’ai eu l’occasion    de recevoir à cinq reprises une telle réponse de grandes agences pour des demandes urgentes liées au financement de programmes pour la lutte contre le réchauffement       climatique.

  1. Les grands décideurs se sont isolés et il devient impossible de leur parler !

Je vous invite à faire l’exercice suivant : Allez sur le site internet d’une grande agence de coopération au développement et cherchez qui est le décideur du dossier que vous comptez lui envoyer. Quelle est son nom, et son adresse email… Vous verrez le résultat ! 

Impossible de joindre ceux qui doivent mieux percevoir les besoins des populations sur le terrain. Ils se sont protégés des flux d’emails et des téléphones qui perturbent leur travail journalier !

Des barrières ont été créées qui empêchent de communiquer sur le fond des problèmes et des besoins réels. Des secrétaires, assistants et fonctionnaires empêchent de joindre les décideurs et constituent des barrières infranchissables. Et pourtant, chacun sait que pour obtenir de l’aide, il ne suffit pas de remplir le questionnaire « projet » de l’agence, mais de connaître le décideur et celle ou celui qui est capable de découvrir pourquoi il faut financer telle ou telle innovation.

Il n’est pas toujours facile pour une personne engagée depuis 40 ans dans le développement du Sud de rencontrer de tels blocages dans la communication avec les agences d’aide.

  1. Les multinationales créent leurs propres certifications Bio et sèment la confusion.

Depuis quelques années, et plus particulièrement récemment, les projets de développement rural ne sont financés que s’ils comportent une dimension « BIO ». Et pour être reconnus « bio », les partenaires-terrain doivent chercher et obtenir la certification BIO d’une agence agrée.

Or la multiplicité récente et les coûts exigés par des agences de certification posent un sérieux problème. Chaque multinationale qui commercialise des produits de consommation courante a sa propre certification à tel point que cela devient problématique pour le consommateur de savoir ce qui est réellement Bio et ce qui l’est à peu près ou pas !

Il est temps que les organisations de consommateurs mettent de l’ordre dans ces systèmes de certification.

  1. L’aide actuelle est-elle vraiment un moteur du développement ?

            Déogratias NIYONKURU, leader africain qui vient de recevoir le prix 2015 de la Fondation Baudoin, dans son livre « Pour la dignité paysanne », GRIP Bruxelles,      s’interroge : « Dans quelle conditions, l’Afrique dispose-t-elle de marges de manœuvre pour définir elle-même ses stratégies de développement ?

            « L’aide, tout le monde en convient, ne semble pas produire les effets escomptés… Dès lors, on arrive à se demander, comme le faisait Samir Amin il y a 50 ans, s’il ne faudrait pas se déconnecter entièrement… ».

            Dambia MOYO, la célèbre économiste zambienne (« L’aide fatale. Les ravages d’une aide inutile, Editions JC Lattès, 2009) » n’a-t-elle pas, elle aussi, défendu l’idée de      refuser l’aide…

            L’aide profite-t-elle aux bénéficiaires finaux ?

            Quand une agence internationale d’aide donne 100.000 $ pour un projet agricole d’un pays du Sud, quel est le pourcentage de cette aide qui atteint réellement les       paysans dans les villages ? La réponse des économistes varie, mais on s’accorde à dire qu’environ 10 à 30 %  cette aide arrive au village ! La « machine » s’est mise en          route : études de faisabilité par des bureaux de consultants du Nord, missions d’experts internationaux (coûteux) ; achat d’équipements dans les pays du Nord,             gestion des projets à plusieurs niveaux : état (direction officielle de l’aide ou/et ONG  du Nord), gestion de l’aide par des services techniques officiels du gouvernement local ou ONG du Sud, évaluation.

            Bref, le coût de la gestion de l’aide par les « donateurs » est très supérieur à l’aide reçue par les bénéficiaires désignés. C’est le système de la « machine » de l’aide.

            On peut donc s’interroger sur la nécessité de tous ces intermédiaires. Pourquoi ne pas suivre l’exemple de cette ONG américaine, qui a décidé de donner directement           aux populations regroupées les fonds de l’aide, sans intermédiaire.

            Elle a mesuré que le risque de perte couru est grand, mais inférieur au coût des intermédiaires !

            L’aide de la coopération internationale n’est-elle pas aussi un moteur du développement des pays qui donnent cette aide ? A qui profite-t-elle ? Tous les           économistes s’accordent sur le fait que donner 100 à un pays du Sud rapporte au moins 100 en retour pour le pays donateur. Certains d’entre eux n’ont-ils pas chiffré    ce retour à 1/5 ! Les bureaux d’études du Nord, les entreprises qui fournissent les équipements, les banques qui prêtent sont les premiers bénéficiaires de cette aide

            Par ailleurs, on oublie souvent que l’aide apportée, surtout aux gouvernements du Sud est comptabilisée dans la dette de celui- ci. Or une dette se rembourse ! Mesure-   t-on l’importance du coût du remboursement des intérêts et du capital de ces dettes ; souvent, il représente plus que le PNB national ?

            Et enfin, sait-on que l’aide des migrants à leurs familles restées au pays est nettement plus importante que l’aide officielle de tous les pays occidentaux ?

            Selon la Banque Mondiale (18/12/2015 – Dilip TATCHA), il y aurait, dans le monde, plus de 250 millions de migrants internationaux qui transfèrent chaque année 601    milliards de US $  à leur famille et ces mêmes migrants feraient, en plus, des économies annuelles évaluées à 500 milliards. Ces transferts représenteraient donc           un peu moins de trois fois le montant des apports nets de l’aide publique au développement qui se chiffre, selon l’OCDE, en 2011, à 133,5 milliards de $us.

            Comment, les gouvernants des pays du Sud, et les migrants de ces pays dans le Nord, utilisent-ils ces transferts vers le Sud est aussi une question à poser car cette aide ne finance trop souvent que des dépenses de consommation et non celles de l’investissement dans des projets productifs, créateurs d’emplois durables ?   

Conclusions

Ce qui est grave dans ces dérives, c’est le fait que les agences du Nord se sont approprié ce que doit être le développement de leurs partenaires du Sud. Ils ont l’argent, ils décident comment le donner.

Nous devons cependant reconnaître que nous sommes engagés dans une contradiction évidente : nous avons besoin d’aide pour financer certains de  nos projets qui correspondent aux besoins réels des populations du Sud et si nous voulons compléter les efforts qu’ils font pour s’autofinancer, nous devons faire appel aux agences d’aide en tendant la main !

Est-il possible de mieux dialoguer et d’éviter ces dérives inacceptables ?

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www.ired.org

www.paidafrica.org

                       

                                                                        

Du 2 au 4 novembre 2016, un atelier international s’est tenu à Dakar pour discuter des modalités de production d’un rapport alternatif sur l’Afrique. Ainsi trois jours durant, d’éminents professeurs, économistes, sociologues, statisticiens, informaticiens, etc. ont réfléchi et échangé sur les voies et moyens permettant à des Africains d’élaborer un rapport qui sorte des modèles standardisés et qui s’adressera à tous ceux qui veulent changer l’Afrique.


Le constat a été fait que plusieurs décennies durant, l’image généralement retenue de l’Afrique est celle d’un continent de pauvreté, de guerres ethniques, de coups d’Etat, de famine, de pandémie, etc. mais aussi de ressources naturelles qui ne bénéficient pas à ses populations.

Ainsi, tous les reportages et documentaires produits dans le monde sur la faim, la misère, les déplacements de populations pour faits de guerre ou de famine sont illustrées par des images de l’Afrique, de même que toutes les richesses minières et forestières du continent sont exploitées au profit essentiellement des sociétés et des nations occidentales et, surtout, deviennent le plus souvent porteuses de conflits et de guerres fratricides. De ce fait, ce qui devait être source d’épanouissement et de bonheur pour le pays et ses populations, devient, pour ces dernières, malheur et désolation, et, pour le premier, un frein à son développement.

Cependant, depuis une dizaine d’années, sans qu’aucune évolution notable ne soit perceptible dans les faits et dans la vie des populations, le discours, lui, change. L’Afrique qui était encore présentée comme le continent de toutes les dérives et de toutes les négations, devient très rapidement l’avenir du monde, le continent de la croissance.

Du coup, cette nouvelle donne laisse nombre d’africains songeurs. Les populations africaines comme les organisations de la société civile s’interrogent.  Elles se demandent si cette présentation idyllique de l’Afrique repose sur du concret, si elle est une simple vue de l’esprit, un regard à travers un prisme, ou tout simplement une volonté délibérée de travestir la vérité pour des buts inavoués ? Qu’en est-il réellement ? Et surtout, qu’en disent les africains ? La réponse n’est pas toute trouvée car l’ensemble des documents qui existent à ce sujet, même si des africains ont participé à leur rédaction, sont le produit des institutions et organisations gouvernementales ou onusiennes qui ont toujours utilisé un regard et des indicateurs qui ne cadrent pas souvent avec les réalités de l’Afrique.

C’est pour essayer de répondre à ces questions qu’Enda Tiers Monde avec le CODESRIA et d’autres institutions de recherche africaines ont estimé que le temps est venu pour que les Africains donnent leur point de vue sur la marche du continent à travers un rapport alternatif tant du point de vue de sa conception, de sa réalisation que de son financement. La philosophie de ce rapport sera de faire quelque chose de différent dans ce monde de rapports de toute sorte. Son objectif sera d’informer, de générer de la connaissance, de partager, de motiver ceux qui veulent transformer l’Afrique. Il devra être un instrument qui permettra d’orienter l’action.  Pour la démarche et les processus de sa fabrication, on privilégiera un travail de recherche et d’analyse au niveau de chaque pays et même à une échelle beaucoup plus localisée pour sortir des modèles standardisés. Il faudra donc organiser des consultations nationales, investir les organisations socio-économiques, concevoir des outils innovants applicables à nos réalités dans une approche ad hoc collective de construction.

Pour tendre vers un futur différent de notre trajectoire actuelle, nul doute qu’il faudra oser penser, oser parler, mais aussi oser agir. Parler pour redonner confiance à nos sociétés fragilisées par de longues périodes d’aliénation, penser pour les voies d’un vrai développement économique et social, et agir pour peser le cas échéant dans les décisions qui engagent les sociétés. 

Comment faut-il aborder les questions et enjeux africains spécifiques et comment situer l’Afrique dans le monde ?

Même si la parole est (re)donnée aux africains, si nous utilisons aveuglément des concepts empruntés à d’autres contextes/modèles, nous risquons de répéter à l’envi « la parole du maître ». Nous ne pourrons mettre en œuvre des processus de transformation économique qui ne peuvent se faire sur le modèle existant, sans « bruler » la planète. Nous devrons aller « directement » vers de nouvelles façons de concevoir l’économie de façon plus écologique et durable.

Ainsi, plutôt que se focaliser sur des « marchés émergents », il s’agirait de promouvoir et mesurer les progrès vers des sociétés émergentes. Cela signifie déjà qu’il faut travailler à un projet politique souverain, populaire et autonome.

Le RASA comblerait le gap dans l’existant en rendant possible une production de savoir :
-               qui donne des armes à nos peuples pour qu’ils fassent face à ce chaos et tracent le chemin de prise en charge de leur propre destin (qui est en train de se faire d’ailleurs, mais reste invisible,
-               qui s’intéresse aux transformations concrètes/réelles qui vont se passer dans nos sociétés, notamment en produisant des rapports économiques et sociaux. 

 

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à l’économie sociale et solidaire en Afrique (PA/ESSA) initié par l’IPD-AOS sous le parrainage de l’IRED et sur le financement de la Fédération Genevoise de Coopération (FGC), une quinzaine de formateurs ont été réunis les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Ouagadougou pour valider les modules de renforcement des capacités des leaders et des responsables de l’ESS en Afrique.

L’équipe de projet a invité les différents formateurs à privilégier une approche pratique, participative et interactive afin d’accompagner les leaders et les responsables des entreprises ESS bénéficiaires dans la gouvernance de leurs structures. Au regard des profils diversifiés et des domaines d’intervention des leaders et des responsables des entreprises ESS, les formateurs doivent mettre l’accent sur des cas concrets, des exercices de situation et des outils opérationnels.

Pour la première journée, un groupe de six participants, de la première session prévue en novembre 2017 sur l’organisation et la gestion d’une entreprise ESS, se pencheront sur les thèmes suivants : l’approche théorique et les domaines de l’ESS, l’organisation d’une entreprise (constitution d’équipe et organisation du travail), les outils de gestion du personnel (réunion, motivation et formation), la négociation sociale et la gestion financière des entreprises ESS.

Le second jour sera consacré à la validation des septmodules de la deuxième session prévue en mars 2018 sur les techniques de promotion des produits ESS. Les formateurs du second module aborderont les questions relatives aux médias traditionnels (journaux, radios, télés) et promotion des produits ESS, aux TICset promotion des produits ESS (sites Internet, réseaux sociaux), au LABORATOIRE ESS Afrique et promotion des produits ESS (présentation de la plateforme, de ses opportunités et utilisation), à l’étude de marché pour lancer un produit ESS, au marketing et promotion des produits ESS, à l’assurance qualité des produits ESS et aux salons, foires et expositions et promotion des produits ESS.

Le troisième jour traitera des six modules de la troisième session programmée pour juin 2018 sur le thème relatif aux techniques de recherche de financement des entreprises ESS. Les formateurs de ce groupe valideront les contenus sur les techniques de rédaction de documents de demande de fonds, les techniques de recherches de financement (sources locales, fonds nationaux), les techniques de recherches de financement (organismes internationaux), les TICs et techniques de recherche de financement, l’environnement juridique des entreprises de l’ESS et le plaidoyer, réseautage et mobilisation des fonds au profit des entreprises ESS.

Les discussions devraient permettre d’améliorer les modules proposés et de disposer d’un cahier de participants pour les deux années d’activités de renforcement des capacités des leaders et des responsables des entreprises ESS. La troisième année est dédiée à des formations alternatives consistant à des séjours d’apprentissage au sein des entreprises d’ESS au Burkina.

Dr Poussi SAWADOGO

Superviseur du projet

 


 

Depuis le mardi 25 juillet 2017, agents de l’administration et stagiaires de l’IPD-AOS se sont mobilisés pour faire la promotion des services de formation de l’Institut sur le site du Centre d’information, d’orientation scolaire, professionnelle et des bourses (CIOSPB) transformé en marché des écoles supérieures de formation professionnelle dans le cadre de la semaine de l’orientation scolaire et professionnelle co-organisée par le CIOSPB et l’association des établissements d’enseignement privés.

Avec enthousiasme et professionnalisme, l’équipe de l’IPD-AOS a su convaincre les visiteurs sur la spécificité et l’originalité des offres de formation de l’IPD-AOS qui allient les enseignements théoriques, les activités pédagogiques du terrain et l’apprentissage auprès des populations à la base. Les filières comme la planification régionale et l’aménagement du territoire (PRAT), la télédétection et les systèmes d’information géographique (TSIG), le genre, population et développement (GPD), le management de projets et microréalisations (MPMR) et l’agriculture et les innovations technologiques forment des professionnels du développement durable en licences et en masters sous les régimes présentiel et en ligne.

Cette foire a été une véritable occasion de rendre visibles les réalisations de l’IPD-AOS. Elle a permis à l’Institut de réaliser une activité de promotion à même de lui rapporter quelques inscrits pour la rentrée prochaine. De cette expérience, l’équipe envisage organiser le 05 août 2017 une journée porte ouverte afin de permettre à toutes les personnes qui ont visité le stand de l’Institut de découvrir le campus et de voir les réalisations pratiques des stagiaires de masters. La direction régionale devrait accompagner cette nouvelle initiative de promotion afin de tirer grandement bénéfice.

La Direction Générale


 

A Ouagadougou, dans le quartier Rimkièta, une association fait bouger les lignes en permettant au consommateur de disposer de beurre de karité bio. Le présent article, rédigé à la suite de la visite au site de production le 22 avril 2017, fait la substance du travail des femmes de cette association dénommée SongtaabYalgré.

L’Association SongtaabYalgrè (ASY) qui veut dire « s’entraider largement » en langue nationale moore est une entreprise d’économie sociale et solidaire créée en 1990. Elle a été reconnue par les autorités administratives en 1998. Cette entreprise vise l’amélioration des conditions de vie des femmes membres de l’association par la valorisation des produits locaux (notamment le karité). Elle est une organisation d’appui aux femmes à travers les activités économiques qu’elle développe.

Des missions et des objectifs nobles

L’ASY, engagée au service du développement des femmes, poursuit les missions suivantes :

  • élaborer et exécuter des programmes d’activités de formation, de perfectionnement et de recyclage sur des thèmes tels que la santé de la production, la gestion des micros entreprise, l’alphabétisation fonctionnelle, la transformation des produits locaux, etc. ;
  • consolider les activités des groupements membres ;
  • valoriser et de faire la promotion des produits locaux ;
  • établir une mise en contact avec des ressources spécialisées pour des questions légales, financières, techniques et des conquêtes de marchés.

L’ASY vise, par le biais de l’encadrement, la formation, les conseils et l’assistance, à renforcer les capacités de gestion des groupements féminins engagés dans la micro entreprise et les petites entreprises. À cet effet, l’association s’est fixée les objectifs suivants :

  • réfléchir sur les voies et moyens susceptibles de libérer l’énergie créatrice des femmes en les aidant à s’orienter vers des secteurs d’activités plus rentables en vue de faciliter leur véritable insertion dans les circuits modernes de l’économie ;
  • acquérir de nouveaux comportements et de nouvelles attitudes en tant que gestionnaires ;
  • créer, développer et organiser des mécanismes de financement accessibles et adaptés aux besoins des femmes ;
  • mettre à la disposition des femmes un cadre d’échange d’expérience, de concertation et d’idées porteuses de perspectives pour leur promotion socio économique ;
  • encourager et développer l’esprit d’entreprise des femmes ;
  • contribuer à élever le niveau d’instruction et de connaissance en techniques modernes de production, de commercialisation et de gestion ;
  • améliorer les conditions de vie des femmes dans la société, leur santé, leur éducation, leurs revenus et leur capacité à accéder à l’information et à la formation.

Un fonctionnement qui donne des résultats

Pour un meilleur fonctionnement, l’ASY s’organise sur plusieurs plans : organisationnel et institutionnel.

Sur le plan organisationnel, les productrices membres de l’ASY sont organisées autour de douze centres de production/commercialisation que sont :

  • centre de production de Gounghin basé à Ouagadougou,
  • centre de production de Sonpélcé situé à 12 km de Ouagadougou,
  • centre de production du village de Boulsin à 45 km de Ouagadougou,
  • centre de production du village de Siglé situé à 63 km de Ouagadougou,
  • centre de production du village de Saponé situé à 40 km de Ouagadougou.
  • centre de production du village de Gampéla situé à 17 km de Ouagadougou,
  • centre de production du village de Kombissiri situé à 35 km de Ouagadougou.
  • centre de production du village de Boussé situé à 55 km de Ouagadougou ;
  • groupement de femmes Namagb-sanga de Ziga à 35 km de Ouagadougou,
  • groupement de femmes de Koudougou à 100 km de Ouagadougou,
  • groupement de femmes de Fada (Zanthiabougou et Mathiakoily) 215 km de Ouagadougou,

L’exploitation de la filière karité faite par les membres de l’association commence par l’entretien des arbres à karité, la collecte des amandes, le traitement et les différentes étapes de transformation, et se termine par la commercialisation. Les produits dérivés du karité sont principalement le beurre de karité biologique, le beurre conventionnel et la pulpe de karité biologique.

Le beurre obtenu est aussi transformé en produits cosmétiques que sont : la pommade et le lait corporel, les savons de lessives et de toilette.

 

La collecte des amandes

Dans le souci d’obtenir une bonne qualité du beurre de karité et de même assurer une protection de l’environnement, l’ASY est l’initiatrice du karité biologique au Burkina Faso à travers le projet KARIBIO. Ce projet permet aux collectrices et aux productrices de karité d’obtenir une meilleure rémunération de leur travail par la valeur ajoutée engendrée par le processus biologique.

Pour ce faire, l’ASY a identifié les territoires biologiques par un système de codification de l’arbre au client pour garantir la traçabilité tout au long de la chaîne de production.

La transformation des noix de karité

Une fois les noix de karité ramassées, elles sont écrasées et traitées pour obtention d’une graisse ou huile végétale après cuisson. Le beurre de karité est obtenu selon le savoir-faire traditionnels des femmes. Le travail est long et difficile, et se fait en communauté. En moyenne, 5 femmes travaillent chacune 4 à 5 heures par jour pour produire 1kg de beurre de karité (en tout 20 à 25 heures de travail pour 1kg du beurre de karité).

La production comprend plusieurs étapes :

  • la collecte : c’est le ramassage des noix et amandes dans les champs et dans la brousse ;
  • le triage et le lavage manuel des noix : seules les amandes saines et issues de fruits murs sont sélectionnées et lavées ;
  • le séchage au soleil : cette étape a pour but de diminuer leur teneur en eau ;
  • le concassage : il consiste à fragmenter l ‘amande ;
  • la torréfaction : les fragments d’amandes obtenus sont chauffés dans une marmite ou un torréfacteur. Cette étape permet de casser les cellules oléifères.
  • le pilage ou le concassage : les amandes grillées sont écrasées au pilon ou par le concasseur ;
  • la mouture au moulin ou à la main : les amandes sont moulues en pâte épaisse de couleur brune.
  • le barattage : la pâte moulue est placée dans un récipient, puis malaxée et battue à la main ;
  • le lavage : en ajoutant de l’eau, une émulsion se crée ; la matière grasse qui flotte en surface est manuellement …. Cette étape est répétée plusieurs fois
  • la cuisson : la matière grasse lavée est mise à cuire. Une mousse apparaît en surface ;
  • la décantation : la matière est laissée au repos, refroidit, les impuretés qui surnagent sont alors enlevées ;
  • le filtrage : le reste des impuretés sont retenus par le morceau de bois et : ou un tamis à maille lors du transvasement du beurre fondu.

Le beurre fondu se solidifie en beurre de karité et conditionné en sachets, dans des pots de 100 g ou des sceaux de 200 litres pour les commandes importantes.

La commercialisation, un défi à relever

L’entreprise Koostaama dont l’objectif est de rechercher la clientèle pour les produits de l’ASY., a une boutique au siège de l’ASY et une autre au centre de la ville de Ouagadougou. Cela lui permet de vendre les produits. De plus, elle procède par dépôt-vente dans certaines boutiques d’alimentation de la ville.

Les femmes productrices de l’association sont très heureuses de pouvoir s’occuper avec les activités de production de l’association et surtout de bénéficier des revenus qui leur permettent de survenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Néanmoins, elles souhaiteraient avoir plus de commandes afin d’accroitre considérablement leurs revenus.

L’ASY connait un certain nombre de difficultés pour écouler ses produits sur le marché. Le problème qui ressort est tant qu’il n’ya pas assez de commandes, les femmes ne peuvent pas produire le beurre de karité en quantité importante.

 

Mme Sylvie Emmenegger

Projet PA/EESSA

Responsable du Pôle Ouagadougou


 

 

La FAO et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) appellent à se refocaliser sur le développement rural, les catastrophes climatiques déplacent une personne chaque seconde

« Le changement climatique pose un risque majeur pour les populations rurales des pays en développement,  provoquant souvent des phénomènes de migrations de détresse. Face à cela, encourager l’agriculture durable fait partie intégrante d’une réponse politique efficace, » a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur de la FAO.

Prenant pour exemple des chiffres édifiants sur les déplacements de populations qui montrent que depuis 2008, une personne se déplace chaque seconde en raison des catastrophes climatiques et météorologiques, soit une moyenne de 26 millions par an et suggérant que la tendance était amenée à s’intensifier dans un avenir proche alors que les zones rurales peinent à faire face à la hausse des températures et à l’irrégularité des précipitations, il a déclaré que : « la solution pour relever ce grand défi a trait à la promotion des activités économiques dans lesquelles sont déjà impliquées la vaste majorité des populations rurales » .

M. José Graziano da Silva et M. William Lacy Swing, Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) se sont exprimés lors d’une rencontre organisée pendant la Conférence de la FAO.

« Bien que moins visibles que d’autres événements extrêmes comme les ouragans par exemple, les événements provoqués par le changement climatique et progressant lentement ont tendance à avoir un impact plus important sur le long terme »a expliqué M. Swing, faisant notamment référence à l’assèchement du Lac Tchad sur une période de 30 ans et au fait que la région était maintenant aux prises avec une grave crise alimentaire.»

« De nombreux migrants viendront des zones rurales et cela aura vraisemblablement un impact important sur la production agricole et le prix des produits alimentaires. »

La FAO et l’OIM, choisis pour co-présider le Groupe mondial sur les migrations en 2018, un groupe inter-agences rassemblant 22 organisations onusiennes, travaillent sur les différentes manières de lutter contre les causes originelles des migrations, une question de plus en plus pressante pour la communauté internationale.

Les facteurs de migration rurale

Les zones rurales des pays en développement, où souvent les ménages pauvres disposent de capacités limitées pour faire face aux risques et les gérer, devraient vraisemblablement subir de plein fouet la hausse des températures.

Ces vulnérabilités se sont aggravées en raison du manque  cruel d’investissements dans les zones rurales qui  concerne ces régions depuis de longues années.

Utiliser les migrations comme une stratégie d’adaptation peut être positif – les transferts d’argent peuvent stimuler la sécurité alimentaire et l’investissement productif dans les régions d’origine mais peut aussi entrainer davantage de vulnérabilité si non appuyé par des politiques adéquates.

« Nous devons systématiquement intégrer les migrations et le changement climatique dans nos programmes nationaux de développement et de réduction de la pauvreté, dans nos stratégies de réduction des risques, dans la planification de nos crises sans oublier de développer des pratiques et des politiques agricoles qui permettront d’améliorer la résilience des populations face aux phénomènes de migration induits par le climat, » a ajouté M. Swing.

La FAO et l’OIM ont appelé à une reconnaissance explicite des migrations, de ses causes et de son potentiel dans les politiques nationales liées au changement climatique et au développement rural.

Le rôle de l’agriculture

Les secteurs de l’agriculture et de l’élevage subissent généralement plus de 80 pour cent des dégâts et pertes causés par la sécheresse, ce qui souligne à quel point l’agriculture est probablement l’une des principales victimes du changement climatique. La dégradation des sols, les pénuries d’eau et l’épuisement des ressources naturelles font partie des autres impacts du changement climatique sur le secteur.

« Le développement agricole et le développement rural doivent faire partie intégrante des solutions face aux défis météorologiques et climatiques, surtout en raison de leur lien avec la migration de détresse » a detaillé M. Graziano da Silva. 

« Il est nécessaire d’investir dans les moyens d’existence ruraux, dans la création d’emplois décents, en particulier pour les jeunes, et dans des systèmes de protection sociale destinés à protéger les populations face aux risques et aux chocs » a-t-il ajouté.

La FAO vient en aide aux pays membres vulnérables de plusieurs façons, et notamment à travers la mise en place de systèmes d’alerte rapide et interventions précoces, en luttant contre les pénuries d’eau et en encourageant l’adoption de méthodes agricoles intelligentes face au climat et d’initiatives d’accès sécurisé aux combustibles et à l’énergie pensées pour faciliter les tensions entre les réfugiés et leurs communautés hôtes tout en réduisant le phénomène de déforestation.

Source : 

 

 

 


 

Après le développement théorique du 24 et du 25 avril et l’atelier de conception des supports du 26 avril, les seize participants à la formation ont présenté leurs modules les 27 et 28 avril. Durant ces deux jours, sous le regard attentif des formateurs, les participants transformés en animateurs ont abordé des thématiques diverses répondant à leur profils universitaires et professionnels. Les sols, les mines, la sécurité au laboratoire et la gestion des produits chimiques, la gestion des entreprises, des administrations, des équipes, du personnel et des finances, les SIG au service du développement, l’impact du changement climatique sur le développement et la lutte contre la pauvreté par la promotion des filets sociaux ont fait l’objet de présentation selon les principes de l’andragogie et de la prise de parole en public du processus, les formateurs ont souligné la pertinence des thèmes développés, la maîtrise technique des sujets, le contenu informatif et la bonne illustration des supports, la qualité de la prestation orale et la richesse des contributions lors des échanges. Ils ont recommandé aux participants de persévérer dans la pratique afin d’améliorer constamment leurs capacités.

Malgré le temps limité consacré à la formation, les participants ont exprimé leur satisfaction à l’IPD-AOS et au CRYSPAD qui ont relevé le défi et ont pris l’engagement de mettre en pratique les enseignements reçus. La session a pris fin par la remise des certificats aux participants.

Une session spéciale est prévue en fin juillet 2017 suite à la manifestation d’intérêt d’un nombre important de personnes. Toute personne intéressée à prendre part à cette session spéciale peut s’inscrire auprès de l’assistante de l’IPD-AOS (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

 

La Direction Régionale

 

Débutée le lundi 24 avril 2017, la formation de formateurs, organisée par l’IPD-AOS en collaboration avec le Centre de Recherche-diffusion Yangrin Sawadogo pour la paix et le développement (CRYSPAD), est à son troisième jour. Les deux premiers jours ont permis d’aborder les questions théoriques relatives aux concepts, aux méthodes, aux techniques et aux outils de l’andragogie. Facilitée par le Doyen du CRYSPAD, Coach Boukaré Kaboré, et par Docteur Poussi Sawadogo, Directeur Régional de l’IPD-AOS, le volet théorique a permis d’intéressants échanges entre l’ensemble des acteurs du processus formatif.

Le mercredi 26 avril 2017 est dédié à l’atelier de conception des supports de formation. Les seize participant(e)s, issus de milieux académiques (sociologues, ingénieurs, économistes, juristes, gestionnaires des ressources humaines) et professionnels (BUMIGEB, BUNASOLS, cabinets privés et IPD-AOS) différents vont proposer des contenus qui seront présentés au cours des deux derniers jours de la formation. Au total, douze hommes et quatre femmes se sont engagés dans cette aventure de renforcement de capacités en formation de formateurs.

Identifiés dès le premier jour de la formation, les thèmes couvrent un vaste champ touchant les domaines de la gestion (administration du personnel, gestion des conflits, management d’équipe, management des entreprises et des organisations, manuel de procédures administratives, financières et comptables, analyse financière d’une entreprise en difficultés) à l’étude des sols (connaissance des sols, gestion intégrée de la fertilité des sols, méthodes d’analyse physique et chimique des sols) prospection pédologique) en passant par les secteurs de la géologie, des mines, de la chimie et de l’information géographique (sécurité au laboratoire et gestion des produits chimiques, les innovations du code minier de 2015, initiation au système d’information géographique) et aux questions du développement socio-économiques (la mobilisation des ressources financières pour le développement communal, changement climatique et développement, la protection sociale et la lutte contre la pauvreté).

L’atelier a offert une occasion aux participants de vivre une situation réelle de production de contenus. La soirée s’est déroulée de manière satisfaisante et les présentations à faire les jours 4 et 5 promettent d’être d’un niveau élevé.

 

La Direction Régionale

Le mardi 18 avril 2017, une délégation de l’Institut Panafricain pour le développement Région Afrique de l’Ouest et Sahel (IPD-AOS) conduit par le Directeur Régional par intérim, Dr Poussi SAWADOGO, a été reçue en audience par le Directeur Général de l’Institut Géographique du Burkina (IGB), Monsieur Abdoulaye BELEM.

D’entrée de jeu, le Directeur Régional par intérim de l’IPD-AOS a présenté les activités de sa structure ainsi que les possibilités de collaboration entre les deux instituts.

Le Directeur Général de l’IGB a remercié l’IPD-AOS pour l’initiative. En effet, l’IGB a entamé un mouvement de dynamisation de ses relations. Une série de convention de partenariat est engagée avec différentes organisations. Ainsi donc, un partenariat entre l’IPD-AOS et l’IGB constitue est la bienvenue.

Un projet de protocole sera préparé et signé entre les deux instituts afin de disposer d’un cadre formel pour l’action. Dans le cadre de sa politique de visibilité de l’IPD-AOS, le Directeur Régional par intérim a proposé à l’IGB d’animer un panel sur l’information géographique au cours des prochains mois.

A travers les engagements et motivations constatés de part et d’autre, cette initiative de mise en place d’un partenariat augure un bon lendemain pour les deux institutions.

Bié TIONO, Chargé d’études et de la recherche/IPD-AOS

 

Le mercredi 05 avril 2017, au troisième jour de la formation de l’IHEID-Genève en CAS Genre, en collaboration avec l’IPD-AOS, le groupe de formatrices et de participant-es venu-es du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso a rendu une visite d’apprentissage à l’association « La Saisonnière », dans le quartier Bendogo, à l’Est de Ouagadougou. Créée en 2003 sous forme de groupement féminin et transformée en association en 2006, « La Saisonnière » participe au développement de la communauté par l’offre d’emplois et par la génération de revenus. Ses cibles prioritaires sont des personnes vulnérables composées de femmes, de jeunes filles et garçons déscolarisés et non scolarisés.

L’association conduit une multitude d’activités couvrant, entre autres, l’agro-écologie (maraîchage biologique), l’alphabétisation fonctionnelle, la couture, le tissage, la restauration, la transformation des produits locaux, l’élevage.

Les jardinières disposent chacune de sept planches pour produire, entre autres, de l’amarante, de l’aubergine, des choux, des carottes, du gombo, de la pomme de terre, de menthe, de la salade. Par mois, chaque femme peut avoir des revenus de 25 000 à 35 000 francs pour la vente de ses produits. Les recettes leur permettent de répondre aux charges liées à l’alimentation, à la scolarisation des enfants et à l’entretien de la famille. Les jardinières participent au fonctionnement de l’association par une cotisation mensuelle de 1500 francs.

Le jardin de l’association constitue un site idéal pour le stage pratique des étudiants dans les filières de l’agriculture et des innovations technologiques.

Membre du CNABio, l’association propose des produits biologiques à des prix préférentiels. Elle a adopté la philosophie de Slow Food qui développe trois concepts : le bon, le propre, le juste. Manger sain tout en contribuant à protéger l’environnement est possible en plein cœur de Ouagadougou grâce à « La Saisonnière ».

Elle sait également tirer un meilleur profit des nouvelles technologies de l’information en permettant à ses clients de commander et de payer les produits par email et par le transfert d’argent via les compagnies de téléphonie mobile.

La visite de cette organisation d’économie sociale et solidaire a pris fin par un déjeuner biologique offert par la présidente de l’association, Madame Claudia Sophie Salamata SEDEGHO (saisonnièCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), enseignante de science naturelle à retraite depuis 2001. L’exemple de cette actrice du développement prouve que l’Afrique peut bien arriver si ses filles et ses fils s’engagent avec persévérance, courage et optimisme au service du développement inclusif, décent et durable.

Dr Poussi SAWADOGO

Directeur des Etudes/IPD-AOS

En 2000, une Danoise, ElseTraerup, après des années de service pour l’Afrique, s’engage dans le développement local à la périphérie de Ouagadougou, dans la commune rurale de Saaba. L’initiative commence par la mise en place d’une association et l’acquisition d’un terrain de deux hectares. L’association a pris comme nom « Kologh-Naaba » qui signifie en mooré, langue locale, « S’approcher du chef ». En d’autres termes, ce nom évoque un engagement à servir les autres en faisant alliance avec tous ceux qui détiennent une parcelle d’autorité et sont capables d’influencer positivement le processus du développement local. En 2003, pendant que l’initiatrice de l’association jouissait de ses droits à la retraite, elle reçoit la reconnaissance officielle de son mouvement des autorités burkinabè.

L’association est gouvernée par deux instances à savoir l’assemblée générale et le bureau exécutif. L’assemblée générale est l’instance stratégique qui donne l’orientation pour la mise en œuvre des activités. Le bureau exécutif se charge de la gestion quotidienne et met en œuvre le programme d’activité défini par l’assemblée générale. La concertation et le consensus ont toujours été privilégiés dans le processus de prise de décision des instances de l’association.

L’association s’est constituée avec une dizaine de femmes au début. Aujourd’hui, elle compte une soixantaine de membres dont environ 50% d’hommes. Association à but utilitaire, les femmes bénéficient d’un encadrement pour apprendre des métiers. En 2015, dix femmes s’occupent du tissage, onze s’adonnent à la couture, sept se consacrent à la savonnerie, cinq femmes et deux hommes font le jardinage, la cuisine-restauration est prise en charge par cinq femmes et seize jeunes hommes sont engagés dans la maçonnerie.

Dans chaque métier, la ponctualité, la présence et la participation sont des valeurs partagées. Chaque actrice ou chaque acteur est payé(e) en fonction de son rendement. Un cahier de présence est tenu pour faire le bilan mensuel afin de permettre la répartition des fruits de la vente des produits de l’association. En plus des ressources financières générées par les différents métiers, il faut ajouter les frais d’hébergement reçus de la location des chambres disponibles au niveau du siège de l’association. 

L’association dispose d’espaces de vente de ses produits au sein de son siège et dans la ville de Ouagadougou. Elle participe à des expositions au Danemark, en Suède et en Allemagne.

L’association a un impact positif sur la communauté et son environnement. Grâce à une subvention de la mairie de Saaba, les savonnières ont formé vingt-trois femmes de la commune. En 2015, l’association, à travers son projet d’énergie solaire, a également apporté de la lumière à soixante-dix écoles dont trente salles de classe de la commune de Saaba, vingt salles de classe de la commune de Pabré et vingt salles de classe au profit de la commune de Tanghin-Dassouri. Ce projet a un impact durable sur la réussite scolaire. Selon la Présidente, à ce jour, l’association a installé de l’éclairage dans environ 150 écoles.

L’association a également fait un don de cinquante ordinateurs et imprimantes pour deux écoles de la commune de Saaba. Elle a également distribué des fournitures scolaires aux écoles de la commune de Saaba par le canal de l’entreprise MAESRK. Une école de la commune de Saaba a également bénéficié d’une classe construite par l’association. Elle a aussi offert à la mairie une maison modèle construite entièrement en banco avec une voûte nubienne.

L’association œuvre pour l’atteinte de l’autonomie financière afin de pouvoir mener de façon durable ses activités de promotion du développement local. Selon la Présidente, « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour pouvoir vivre et fonctionner sans donations de l’étranger. Chaque année ça va un peu mieux, mais cela n’est pas facile. Nous avons déposé une demande de reconnaissance comme une association d’utilité publique il y a quelques mois, et nous attendons avec un grand intérêt la réponse du Ministère. Il s’agit de faire vivre l’Association aussi quand je ne serai plus au Burkina Faso. » La durabilité de l’initiative préoccupe la fondatrice.

Pour être à la hauteur des défis, l’association fait du renforcement des capacités de ses acteurs une grande priorité. C’est ce que confie la Présidente ElseTraerup : « Depuis 5 mois nous faisons l’alphabétisation de 25 de nos femmes. Le projet  aura une durée d’environ 18 mois. Nos maçons sont en train de négocier 3-4 commandes de bâtiments en CSB. Nos tisseuses viennent d’apprendre des techniques éthiopiennes, qui peuvent donner des commandes internationales, (…). Madi, notre gestionnaire, ira au Danemark pour un stage d’environ deux mois pour que nous puissions développer le secteur d’énergie solaire davantage. »

L’association se présente comme un exemple d’expérimentation de l’économie sociale et solidaire au service du développement local.

Ouagadougou, le 24 février 2017 (mise à jour)

 

En décembre 1981, j’avais 8 ans et je venais d’entamer ma deuxième année de scolarité dans un village africain de la Haute-Volta (Burkina Faso depuis 1984). L’ouvrage Histoire de l’IPD (1963-1981), 67 pages, de Fernand VINCENT, me rappelle l’importance de la réflexion sur le développement durable du continent noir dont la formation constitue un vecteur incontournable. Le compte rendu ci-dessous met en lumière la puissance d’une vision et l’importance d’un projet d’actualité. Plus qu’une synthèse d’un ouvrage, il s’agit de l’interprétation et de la mise en évidence du sens profond d’un engagement, d’une finalité et d’un don de soi pour un autre développement en Afrique porté par un nouveau modèle de formation.

Un acte d’écriture, un devoir de mémoire

La préface rédigée par le Président de l’IPD, Pr Akin L. MABOGUNJE, rappelle la caractéristique principale de l’Institut qui est le changement. Ce changement a été porté par une équipe de pionniers sous l’impulsion d’un acteur de la transformation en la personne de Fernand VINCENT. Au regard de l’actualité de la vision et des aspirations des pères fondateurs de l’IPD, l’histoire de l’Institut se présente comme un feuille de route pour relever les défis de l’avenir. En se référant à l’œuvre des pionniers, le préfacier compare ces visionnaires à une « équipe d’arpenteurs s’efforçant de tracer une route droite dans un terrain accidenté, vallonné et boisé où il n’est pas facile de voir bien loin… » C’est en ajustant, en évaluant et en se remettant en cause qu’un nouvel IPD, africanisé, a pris place dans l’esprit de continuité de la vision de l’ancien porté par une équipe européenne. L’Institut a comme défi de faire revivre et réaffirmer les espoirs et les attentes des pionniers. Le livre de Fernand VINCENT se veut un appel à un nouvel engagement.

Il s’agit avant tout d’une œuvre collective dont la rédaction a bénéficié de la contribution de tous les bâtisseurs de l’IPD. Il souligne les faits marquants vécus par les fondateurs afin de donner l’exemple et montrer le chemin. L’IPD, tout comme les grandes réalisations de ce monde, est issu d’une idée, d’une interrogation des pères fondateurs dont Robert VAUTHERIN, Monseigneur ZOA et Fernand VINCENT sur le fossé existant entre les élites africaines formées dans les écoles occidentales et les masses paysannes porteuses du développement. Les pères fondateurs ont constaté l’absence d’un maillon indispensable qui devrait être un ensemble de cadres moyens servant d’intermédiaires. Ces cadres devraient être formés par une Ecoles de Cadres créée par une ONG travaillant en étroite collaboration avec l’ensemble des gouvernements africains. Un « dossier bleu » datant de juin 1963 précise les contours de l’idée d’un Institut Panafricain pour le Développement. L’IPD, en tant qu’idée, est une réponse à un besoin de développement à la fois économique, social, culturel et spirituel.

Croire au changement

Constatant l’état de pauvreté matérielle des villages africains, les pionniers de l’IPD prirent la résolution d’aider à l’avènement d’un changement d’hommes et de structures. Conscient de la dimension intégrale du développement touchant à la fois le corps, la tête, le cœur et l’esprit, le changement qui devrait être opéré serait une réponse à des besoins économiques, sociaux, culturels et spirituels. L’Institut était perçu comme un outil d’accompagnement en charge de la formation de cadres capables de vivre et de montrer ceux en quoi ils croient. « Ce qu’ils croient repose sur une société où l’homme le plus pauvre, est libre, où il est responsable de son destin, où il est capable de s’associer à d’autres pour assumer ses responsabilités et transformer les structures dans lesquelles il ne peut s’épanouir. » L’IPD privilégiait une approche pédagogique fondée sur le témoignage de vie comme premier acte de formation. Il s’agissait avant tout de la quête d’une troisième voie de développement prenant ses sources dans la synergie africaine. L’Institut bénéficia du soutien des gouvernements africains et de l’accompagnement des partenaires financiers extérieurs.

L’expérience des pionniers est très édifiante. Parti d’une idée et d’un don de 50 000 francs suisse, Fernand VINCENT et ses associés firent un acte de don de soi et de sacrifice pour réaliser leurs rêves de contribuer au développement du continent africain par la formation des cadres. La lettre de soutien du Président du Cameroun du 04 novembre 1964 fut un sésame nécessaire pour le lobbying au service du financement de l’Institut lancé à travers l’Ecole des Cadres de Douala en mars 1965. La première promotion comptait 36 étudiants de 7 pays africains : Cameroun, RCA, Dahomey (actuel Bénin), Niger, Tchad, Togo et Zaïre. La deuxième promotion enregistra en plus trois pays : la Haute-Volta (actuel Burkina Faso),  le Mali et le Rwanda.

Former autrement

« Former un certain type d’homme responsable, inséré dans sa culture, soucieux du bien commun et mettant les capacités techniques qu’il acquérait, ainsi que ses compétences et son expérience professionnelle au service de la communauté avec laquelle il était appelé à travailler et à vivre. » L’IPD avait opté pour un nouveau paradigme de formation en sortant des méthodes traditionnelles. Les villageois et les paysans déterminaient le contenu de la formation destinée à répondre à leurs besoins. Le processus pédagogique comportait des « stages/terrain alternant avec des cours reçus à l’Institut et consistant en un dialogue à partir de ce qui avait été vu sur le terrain et de l’expérience acquise » des apprenants. L’Institut opta très tôt pour la « pédagogie de l’échec » afin de se servir des échecs pour découvrir quelque chose de nouveau et provoquer le changement.

L’anecdote suivant démontre à quel point les apprenants de l’IPDétaient préparés à gérer les véritables problèmes de développement : « La case des VROONEN est complètement inondée ; le canal a débordé. Il faut faire quelque chose. », telle était l’invitation faite à une classe d’apprenants en août 1965. Ceux-ci se mirent en mouvement et nettoyèrent immédiatement la maison et relogèrent ses occupants. La coopérative des étudiants mise en place et gérée par ceux-ci était aussi le symbole d’une action d’auto développement. Comment les étudiants pouvaient-ils accompagner les coopératives paysannes si eux-mêmes étaient incapables d’en créer et d’en gérer.

L’approche pédagogique finit par prendre forme à travers la tridimensionnalité qui s’opérationnalisait par les zones laboratoires dont les principales sources du contenu de formation demeuraient le terrain et les paysans. L’IPD voulait contribuer à l’émergence d’un développement reposant sur la participation et l’intégration. Pour ce faire, une liaison étroite existait entre formation, recherche et appui-conseil.

Un voyage sans repos, une motivation sans faille

Dès les premiers moments de la mise en œuvre du projet IPD, les pionniers firent face à une situation financière précaire sauvée par la solidarité et la prise de risque des membres. En décembre 1965, les étudiants entrèrent en grève. Un dialogue entre ces derniers et la direction permit de sauver la situation. Les pionniers retinrent de ce mouvement une leçon : « Quand les étudiants bougent c’est un bon signe, car ils veulent au moins quelque chose. Notre pédagogie doit nous amener à être contestés. », soutint le Directeur de l’Ecole de Cadres, Jean-Bernard PAYET. Le projet IPD bénéficia de l’engagement d’une « sacrée mafia » qu’était l’équipe directoriale et pédagogique.

Dans son processus d’évolution, les pionniers du projet IPD jugèrent utile de mener un mouvement de réflexion, de remise en question et de restructuration. Ils procédèrent à une « Réforme de l’IPD » qui permit l’augmentation du nombre d’écoles et de centres de formation. L’Institut Panafricain pour le Développement, Région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (IPD-AOS) fut le fruit de cette réforme. Cet Institut, ouvert officiellement le 1er septembre 1977 à Ouagadougou, devait répondre aux besoins des pays concernés : la formation de planificateurs régionaux, de gestionnaires de projets pour le développement rural et de formateurs ; la formation de courte durée d’agents de développement en cours d’emploi ; et l’appui des acteurs et la diffusion de résultats de recherche dans ses domaines d’intervention.

Aux niveaux institutionnel et scientifique, l’IPD connut un rayonnement remarquable. Ses liens de partenariats comprenaient des pays africains, occidentaux, des organisations internationales et des universités et centres de recherche du monde entier.

Le départ de Fernand VINCENT, une leçon d’alternance

« Il n’y aura pas de vraie responsabilisation si je reste au sein de l’IPD à quelque poste que ce soit. Je ne peux donc pas accepter ces propositions et choisis de quitter l’IPD. » Après onze mois de passation de services, la période de transition prit fin avec la prise en main du destin de l’IPD par une équipe africaine. En mars 1981, l’IPD devenait « une Institution africaine dirigée et contrôlée par des Africains ».

Fernand VINCENT crut à la capacité des Africains à porter une nouvelle espérance pour le développement de l’Afrique. Il invita la nouvelle équipe à se mettre à la place des autres et à construire même quand cela est difficile. Pour « faire bouger les montagnes », selon la foi de l’IPD, il faut davantage de motivation et d’engagement personnel. Plus que le discours, c’est le témoignage de vie qui permettra de relever le défi de la créativité et de l’initiative pour un IPD porteur d’un nouveau modèle de développement africain intégrant les dimensions culturelle, spirituelle et psychologique.

Pour ce faire, chaque actrice et chaque acteur de l’IPD doit avoir un idéal élevé, opérer sa propre révolution, se décoloniser mentalement, créer au lieu de subir et agir avec la masse.

Après quinze ans au service de l’IPD, Fernand VINCENT et toute l’équipe pionnière contribuèrent à bâtir une institution solide, unique au service du développement africain. Le sort de l’IPD est entre les mains d’une « équipe d’hommes solides et motivés, capables de continuer et de développer ce qui a été entrepris » par les pères fondateurs.

Un récit du passé, une boussole pour l’avenir

 

Ce témoignage de vie de l’inspirateur du projet IPD, Fernand VINCENT, est une interpellation à la jeune génération africaine appelée à servir la cause du développement en bénéficiant du privilège d’être membre d’une aventure cinquantenaire. Les défis du développement demeurent presqu’intact avec une complexification due aux changements majeurs de contextes et de circonstances. Les populations africaines sont davantage plus conscientes. Les offres de formations sont plus diversifiées. L’IPD doit compter sur sa particularité qui met en harmonie sa finalité, ses principes, sa pédagogie basée sur la tridimensionnalité, ses réalisations et ses capacités d’adaptation et d’innovation. Aujourd’hui, l’IPD se définit comme le précurseur d’un développement concerté, décent et durable (Déclaration de Ouagadougou, mars 2016).

En somme, L’histoire de l’IPD (1963-1981) résume un défi de responsabilisation des Africains pour la prise en main de leur propre développement. Ce récit est une leçon de leadership, une capacité d’influence pour une véritable transformation des hommes et des structures. Cet ouvrage est avant tout un manuel de formation en management du changement institutionnel.

Dr Poussi SAWADOGO, Consultant/Directeur des Etudes – IPD/AOS, octobre 2016

 

 

Les lignes qui suivent résument la compréhension et les impressions d’un lecteur du livre de Fernand VINCENT intitulé Le nouveau manuel de gestion des associations et ONG de développement

L'auteur, sur la base de ses propres expériences de cinquante ans d'acteur de développement, constate une crise de société caractérisée par la domination du modèle libéral. Sa réflexion porte sur le management des associations du Sud caractérisées par une forte dépendance à l'aide internationale. 

Etude et recherche-développement orientées vers l'action

Les études et la recherche axées sur les aspects opérationnels du développement sont déterminantes dans la mise à jour des programmes de formation. Tous les stagiaires et cadres de l'IPD/AOS effectuent des travaux de terrain et des études qui permettent de mieux comprendre les processus de développement et de concevoir de nouveaux outils pédagogiques. La plupart de ces études sont menées à la demande de partenaires du développement de différents pays.  

  Recherche - Action

Elle vise à agir en connaissance de causes pour changer positivement les conditions de vies des populations, elle associe la population bénéficiaire à l’action.

  Recherche - Transfert

Elle vise à promouvoir une initiative réussie à un endroit où les populations ont des besoins similaires par exemple la gestion de l’eau dans les régions arides.

L’IPD/AOS a identifié trois domaines principaux pour sa recherche action

  • Le développement d’outils pédagogiques : il consiste à mettre à la disposition des partenaires de terrain, des méthodes et outils de formation adaptés aux besoins des principaux groupes cibles ;
  • L’organisation des fora : l’IPD/AOS réunit des spécialistes pour débattre des enjeux  du développement au profit d’un public spécialisé ou non, et des personnes en cours de formations. Une capitalisation des résultats de ces rencontres est ensuite effectuée à l’image de la série de débats organisée dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
  • La recherche socio-économique : elle vise à représenter et à situer les politiques de développement dans les traditions des communautés.

 A cet effet, les programmes de recherche action à l’IPD/AOS proposent dans ce domaine:

  de nouveaux modèles et modalités de développement et de partenariat pour mieux s’adapter aux réalités socio-économiques de base

  des instruments de mesure d’impacts de nouvelles approches

  des outils de planification et de gestion participative pour une meilleure exécution des programmes au niveau local, régionale et national

La recherche-action porte aussi d’une part sur les publications du personnel Cadre de l’IPD/AOS et consiste à  la capitalisation et la dissémination des :

  résultats des travaux de recherche-action

  activités d’appui sur le terrain

  expériences acquises dans les salles (résidentielles)

  travaux et conclusions des séminaires, des ateliers et des débats sur les questions de développement

et d’autre part sur les meilleurs mémoires des étudiants

1.    Acquis

 

L'IPD/AOS qui a vécu une expérience pédagogique très enrichissante à travers la formation de milliers de cadres africains depuis 1977, est installé sur un campus de 6 hectares (enclave diplomatique) comprenant diverses infrastructures et équipements offrant aux apprenants des conditions idéales pour la formation et les dialogues multi acteurs pour la promotion d’un développement décent participatif.  

Programmes académiques


          Nos Cycles

  • Licence Professionnel
  • Master et DESS Professionnel
  • Doctorat en Science Appliqués au Développement

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  • Planification Régionale et Aménagement du territoire ( PRAT )
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